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Le parrainage : un atout précieux pour construire un avenir professionnel !

| Publié le 26 novembre 2020 | Dernière mise à jour le 14 décembre 2020
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L’accès des jeunes à l’emploi et à une qualification professionnelle est à la fois une priorité nationale et un défi pour permettre aux jeunes de construire leur vie professionnelle et leur autonomie sur le marché du travail. Le parrainage est une solution qui fait ses preuves.

Le parrainage, c’est quoi (...)

Le parrainage, c’est quoi ?
Le parrainage vise à faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi de personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle, quel que soit leur niveau de diplôme, en les faisant accompagner par des bénévoles, professionnels en activité ou retraités, qui partagent leur expérience.
Le parrainage permet de renforcer l’égalité des chances en matière d’insertion professionnelle et vise à lutter contre toutes formes de discrimination.
Le 18 juillet 2018, lors de son intervention sur la politique de la ville, le Président de la République a réaffirmé le rôle du parrainage comme levier pour l’insertion professionnelle des jeunes, en renforçant l’accès au monde de l’entreprise.

 
 
 

Parrainage rime avec témoignage

Parrainage rime avec témoignages
Mirana Rasonaivo ( CEA- Chargée de Mission RSE) a souhaité parrainer un jeune
« Je me suis portée volontaire pour devenir marraine car je trouve ça épanouissant de pouvoir partager mon vécu, mes expériences tout en apportant mon aide et mes conseils à un jeune. De plus, ayant moi même été confrontée aux difficultés de la recherche d’emploi, je voulais transmettre mon optimisme à mon filleul car la période n’est pas toujours facile à surmonter.
Par ailleurs, je trouve le concept du cyber parrainage plutôt innovant ! Avec mon filleul nous avons opté pour le téléphone (appel et SMS) pour échanger plus facilement. Cette aventure m’a beaucoup plu car les échanges avec mon filleul étaient très riches et m’ont aussi permis de me développer humainement.
Et un grand bravo et merci à la Mission Locale de Grenoble pour son adaptation face à la situation ! »
Leïla Hamama (Le Lab de l’orientation) accompagne des jeunes
"J’ai plaisir de préparer en visio des jeunes qui recherchent un contrat en alternance. Une expérience inédite
pour la majorité d’entre eux. Savoir répondre aux questions classiques posées par un recruteur est primordial
et permet de diminuer le stress avantet pendant l’entretien. La simulation d’entretien les oblige à parler de leur
projet professionnel, à renforcer sa cohérence. Je les aide à nommer et surtout illustrer leurs compétences, leurs
atouts et à savoir répondre aux questions potentiellement embarrassantes. Mon rôle est aussi de valoriser leur
parcours en les aidant à trouver le mot juste, les mots pour convaincre et construire leur propre discours. Ils réalisent
d’ailleurs souvent qu’ils avaient les réponses en eux. Et même si ces questions ne se présentent finalement pas dans la discussion, ce travail les rend plus confiant avant et pendant l’entretien. Leur forte implication rend mon travail encore
plus passionnant ! Quelle satisfaction d’apprendre que Victoria, Laura et d’autres ont décroché un contrat !

 

Retour sur l’année 2019

De nombreux bénéficiaires
Chaque année, la région se distingue par le nombre élevé de bénéficiaires du parrainage. Ainsi, en 2019, ce sont près de 2300 filleuls (2290) qui sont entrés dans ce parcours. 54 % étaient des femmes (1559) et 46 % des hommes, et plus de 80 % d’entre eux étaient des jeunes de moins de 25 ans. 730 d’entre eux sont des résidents des quartiers prioritaires de la ville, soit 32 %. 39 % des bénéficiaires disposaient d’une certification de niveau 3 (CAP – BEP) ou inférieure, voire aucune, 27 % d’une certification de niveau 4 (baccalauréat) et 34 % d’une certification supérieure.
Ces chiffres établissent le ciblage opéré par les porteurs de réseaux de parrainage en direction des publics qui rencontrent le plus de difficultés.

 

Un dispositif offrant de réelles possibilités d’insertion
En prenant en compte les sorties en emploi durable (CDI/CDD + de 6 mois) et en alternance, 37 % des bénéficiaires du parrainage (soit 850 personnes) trouvent une solution à l’issue du parcours. Ils peuvent du reste continuer à être suivis dans leur nouvel emploi afin de faciliter leur intégration (c’est le cas pour un tiers des bénéficiaires).
Ce taux monte à près de 70 % si l’on compte les sorties en emploi de moins de 6 mois et les entrées en formation, preuve qu’à tout le moins le parrainage permet de dynamiser les parcours des filleuls.

 

Un vivier de parrains/marraines dynamique
Environ 1800 parrains sont en activité dans la région, dont 54 % de femmes et 46 % d’hommes.
85 % d’entre eux sont des professionnels en activité, et 35 % ont moins de 40 ans. Ces chiffres reflètent les efforts constants des porteurs de réseaux de parrainage pour attirer de nouveaux parrains, et l’intérêt que représente ce dispositif pour des professionnels et des entreprises, qui peuvent y trouver des candidats, une manière d’implémenter de manière concrète leur politique de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) ou simplement une respiration en dehors de l’activité quotidienne.
La provenance des parrains et marraines reflète peu ou prou la structuration de l’activité économique en France, avec la moitié d’entre eux issus du secteur tertiaire et du secteur public, 20 % de l’industrie, 10 % du BTP… Ces origines diversifiées sont un atout car permettant de proposer aux filleuls, le cas échéant, des professionnels issus du secteur qu’ils désirent intégrer.

 

Durée des parcours
Un parcours de parrainage dure en moyenne 4 mois et demi. Ils peuvent être plus longs, parfois plus courts. De fait, l’expérience tend à prouver que les parcours de parrainage sont plus efficaces s’ils sont inférieurs à 6 mois, avec des entretiens fréquents avec le parrain. En moyenne, chaque filleul s’entretient 4 fois en face à face avec son parrain au cours du parcours, sans préjudice d’autres contacts (par mail par exemple).

 

Financement
Au total, les services de l’Etat, DIRECCTE et DRDJSCS, ont investi ensemble environ 600 000 euros en 2019 dans ce dispositif, soit un apport d’environ 263 euros par parcours, soit une mesure plutôt économique.
Outre des interventions occasionnelles des collectivités territoriales et du Fonds Social Européen, le reste des dépenses est essentiellement couvert par l’autofinancement des structures porteuses de réseaux, à raison de 480 000 euros.

 
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