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Retour en images sur un projet FSE : le village I2E, Insertion par l’emploi et l’école, tremplin pour l’insertion des populations en grande précarité

| Publié le 1er mars 2017 | Dernière mise à jour le 14 mars 2017
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Jeudi 8 décembre 2016, André DEWEZ, représentant de la Commission Européenne au titre des politiques d’emploi et d’inclusion sociale, ainsi que Julien FREY et Jocelyn VIDON-BUTHION, correspondants FSE de la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP), se sont rendus sur le site du village transitoire d’hébergement de Saint Priest, en périphérie de Lyon, site accueillant des familles le temps qu’elles trouvent un emploi, scolarisent leurs enfants et puissent accéder à l’autonomie.

Frédérique BOURJAC, cheffe du service Fonds Social Européen (FSE) de Lyon à la DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes et Anne RIZAND, chargée de mission Programmes Européens à la Préfecture de région, leur ont présenté le fonctionnement de l’opération financée par les fonds structurels européens. crédits photos : Anne-Lise Espinosa-Galmes

Un village au service de l’égalité des chances

Ce village fait partie d’un programme appelé I2E, « Intégration par l’Ecole et l’Emploi », financé par la Préfecture du Rhône, avec des fonds FSE et FEDER.

 

Créé dans l’optique de favoriser l’égalité des chances pour des familles Roms relogées suite à la fermeture des campements et squats et victimes de discriminations, il a pour objet de faciliter leur intégration sociale, en réduisant les freins sociaux qui nuisent à leur recherche d’emploi et en accompagnant la scolarisation de leurs enfants.
En contrepartie de l’hébergement et des services proposés au sein de ces structures, les familles accueillies signent une charte les engageant à ne pas s’adonner à la mendicité ou à toute activité illicite et à emmener les enfants à l’école.


Avram, Iuliana et leur fille, habitants du village, dans leur logement

Les familles reçoivent, en sus de l’aide alimentaire, un pécule financier de 4 euros par jour afin de les aider à subvenir à leurs besoins, qui est conditionné à leur participation au cours de « Français Langue Etrangère » et aux ateliers d’insertion.
Le personnel encadrant du village a aussi pour mission de créer un réseau d’entreprises susceptibles de proposer des emplois aux adultes logés dans ce village.

L’ouverture de droits

A l’entrée, les familles sont sans ressource et sans emploi. Le village leur ouvre des droits sociaux et professionnels : il leur permet d’obtenir une autorisation de travail et l’accès aux soins. En échange, les participants s’engagent à suivre des cours de français, à scolariser leurs enfants et à rechercher un emploi.

Un accès au logement

Depuis 2015, des logements préfabriqués sont mis à disposition des familles pour une période transitoire. 11 familles sont logées à Saint-Priest, 13 à Saint-Genis-les-Ollières, sur des terrains gardiennés, et quelques-unes dans le diffus à Villeurbanne.
Préfabriqué à St Priest

 

Un accompagnement par des professionnels

Une équipe de salariés encadre les familles afin de les aider dans cette démarche d’insertion.
Le pôle animation, composé de 4 animateurs sociaux, travaille avec les familles l’apprentissage des codes sociaux français : qu’est-ce que la politesse, le civisme ? quels sont les savoir-être de base au travail ? etc…

Il mène des actions de prévention : accompagnement à la santé, à la parentalité...

  • L’équipe d’animation s’occupe de la distribution de produits de première nécessité fournis par la banque alimentaire, ainsi que de la gestion d’un vestiaire réalisé avec les dons d’associations et de particuliers.
  • Le pôle enseignement est composé de 4 enseignants « Français Langue étrangère » qui donnent un cours par jour. Souvent, ils travaillent sur l’alphabétisation car celle-ci n’est pas toujours acquise.
     

Une partie de l’équipe d’animation

Géraldine Alonso, animatrice sociale

  • 4 conseillers en insertion professionnelle se relaient pour aider les habitants à élaborer un projet professionnel, à travailler les CV et lettres de motivation, à répondre aux annonces. Ils effectuent un travail personnalisé car ils peuvent aller jusqu’à accompagner la personne lorsqu’elle répond aux coups de téléphone du futur employeur, et les aider à la mobilité, en indiquant par exemple quel métro prendre pour que la personne puisse se rendre à son futur travail.
  • 5 veilleurs de nuit se relaient pour éviter les intrusions et prévenir les tensions avec le voisinage.

Un réel atout pour l’intégration et l’accès à l’emploi

Aujourd’hui, les habitants ont, pour la plupart, trouvé des contrats dans les secteurs de l’entretien et du bâtiment. Ce sont majoritairement des contrats à durée déterminée ou des contrats d’intérim, mais les résultats sont encourageants puisqu’aujourd’hui, un CDI a été signé et un deuxième est à venir. 22 personnes sont en emploi sur le projet.

Ana Krisztina, une habitante, témoigne de son expérience en emploi

Ana Krisztina a une vingtaine d’années et vit en concubinage dans le village avec ses deux enfants, après avoir connu des squats et un foyer. Son compagnon, Elmer, suit les cours de français, tandis qu’elle a trouvé du travail. Elle effectue un remplacement dans un hôtel en tant qu’agent de nettoyage à hauteur de 17 heures par semaine.

Ana Kriztina

Son amie, Krina, a signé un contrat de nettoyage avec un établissement public de formation. Pour l’honorer, elle va de Saint-Priest jusqu’à la Croix-Rousse tous les jours.
Cette expérience professionnelle réussie leur a donné de l’assurance pour retrouver du travail. D’autre part, les cours de français leur ont permis de comprendre plus facilement les attentes de l’employeur.

Et après ?

Dès que les critères d’insertion seront réunis, il est prévu que les familles quittent ce village pour intégrer un logement social plus classique, dans le « diffus ». Elles libèreront alors des places, que d’autres occuperont en vue de s’inscrire dans ce parcours.

 

Reportage Anne-Lise Espinosa Galmes

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